Salomé Serieys
Dans un monde saturé de données, un bon dashboard (aussi appelé reporting ou tableau de bord) n’est pas celui qui affiche le plus d’informations, mais celui qui permet de décider vite et bien.
C’est-à-dire un outil fiable et ergonomique offrant aux utilisateurs :
Pour favoriser l’adoption de votre dashboard et motiver vos équipes à l’utiliser, voici 10 conseils Business Intelligence, basés sur la théorie des 2 facteurs de motivation de Herzberg.
Cette théorie explique que la satisfaction au travail – ici à utiliser un dashboard – dépend de facteurs de motivation qui stimulent l’engagement, tandis que l’insatisfaction provient surtout de facteurs dont l’absence démotive, mais dont la présence ne motive pas durablement.
On évite donc les irritants tout en mettant en place des satisfacteurs pour donner envie 😉
Afin de créer des dashboard qui déchirent !
👉 Découvrez comment dans cet article.
Ces éléments ne créent pas de valeur, mais leur présence freine l’adoption car elle agace, bloque ou fait perdre du temps à l’utilisateur.
Un dashboard peut être très beau… mais si ces irritants sont là, personne ne l’utilisera et il croupira dans un recoin oublié de votre plateforme BI.
Un dashboard n’est pas une base de données.
Plus il y a d’indicateurs, moins on comprend.
👉 Se limiter à 5 à 8 KPI essentiels
Idéalement pas plus de 7, car, selon la loi de Miller, c’est le nombre magique de la mémorisation, soit le nombre moyen d’éléments que l’être humain peut mémoriser sur une courte durée, à prendre en compte, donc, dans l’ergonomie des interfaces.
Graphiques 3D, camemberts trop nombreux, couleurs inutiles…
Un mauvais choix visuel peut rendre un message illisible et donner le tournis aux utilisateurs
👉 Choisir la visualisation qui sert la comparaison ou la tendance, pas celle qui “fait joli”.
En toutes circonstances, la forme doit être au service de la fonction. Choisir la simplicité et l’élégance de graphes en barres compréhensibles par tous plutôt que la sophistication de visuels complexes comme des double-donuts. Si un dashboard vous parait trop épuré et pas assez flamboyant, rappelez-vous que selon Leonard de Vinci « la simplicité est la sophistication suprême ».
En ce qui concerne la couleur, selon Stacey Barr, spécialiste de la mesure de la performance, les 5 erreurs à éviter sont :
Un chiffre seul ne veut rien dire.
“+12 %” : par rapport à quoi ? à qui ? pourquoi ?
👉 Ajouter des référentiels : objectif, année précédente, moyenne, segmentation.
Sur un graphique en ligne présentant l’évolution temporelle d’un KPI, si vous ne savez pas à quoi comparer le réalisé entre le budget et le réalisé de l’année précédente, n’hésitez pas une seconde et optez pour : les deux mon général.
Une convention consiste à représenter le réalisé par une ligne épaisse (2pts) et colorée, l’année précédente par une ligne plus fine (1pt) en restant dans le même ton et le budget par une fine ligne (1pt) grise.
Des visuels dans tous les sens, des filtres qui ne marchent pas, un manque de hiérarchie…
👉 Structurer son dashboard comme une histoire logique : de la synthèse vers le détail.
Pour ne pas littéralement déboussoler l’utilisateur, le dashboard ne doit pas être une simple collection de visuels jetés sur la page mais suivre un plan logique. Son design doit être intentionnel et discret puisqu’ « un bon design est celui qui sait se faire oublier ». (Dieter Rams).
Avant de laisser un visuel sur un dashboard, s’interroger sur sa pertinence en se rappelant que « La perfection est atteinte non pas lorsqu’il n’y a rien à ajouter mais lorsqu’il n’y a rien à enlever » (Antoine de Saint Exupéry)
Rien n’est plus irritant qu’un chiffre faux. Même si tous les autres indicateurs sont justes, il suffit d’un chiffre faux pour discréditer un dashboard et réduire à néant la confiance de l’utilisateur.
👉 Mettre en place un contrôle qualité et un rafraîchissement régulier.
Contrairement aux idées reçues, un rapport qualité est rapide à réaliser et d’une efficacité redoutable quand il s’agit d’afficher les aberrations et inciter à corriger la donnée à la source. C’est d’ailleurs le premier rapport que l’on propose de développer dans le cadre de nos projets BI.
Ce sont les éléments qui transforment un dashboard en outil stratégique.
Ils créent satisfaction, engagement et adoption car ils lèvent les ambiguïtés sur la fonction du dashboard en question.
Les meilleurs dashboards répondent à une question simple :
“Quel problème ce tableau de bord doit-il résoudre ?”
👉 Commencer par le besoin métier, pas par les données disponibles.
Une idée consiste également à choisir comme titre de chaque visuel, la question à laquelle ce visuel en particulier permet de répondre.
Le regard doit aller naturellement de / à :
KPI principaux → analyses → détails → action
👉 Utiliser la mise en forme pour guider l’œil comme sur une page web.
Dans un contexte occidental, où la lecture se fait de haut en bas et de gauche à droite, cela signifie afficher le ou les KPI prioritaires en haut à gauche de la page puis les décliner par axe d’analyse (typiquement des graphes en barres et une évolution temporelle en ligne).
Un bon dashboard donne de la liberté, pas de la complexité.
👉 Propose quelques filtres pertinents, pas une armoire à boutons.
Pour minimiser le nombre de filtres, on peut créer des hiérarchies ou filtres imbriqués (permettant par exemple de filtrer sur Pays>Région>Département ou Année>Trimestre>Mois>Jour).
Même police, même palette de couleurs, mêmes formats de nombre.
👉 La cohérence crée de la confiance et une lecture plus fluide.
Même si le but n’est pas de faire du « joli », l’harmonie visuelle est primordiale car, comme le rappelle Don A. Norman, auteur du célèbre Design des objets du quotidien, « la beauté est importante parce que les choses attrayantes et agréables fonctionnent mieux. Elles nous mettent de bonne humeur et nous invitent donc à nous efforcer de comprendre comment les utiliser ».
Un dashboard n’est pas un musée où l’on expose une collection d’indicateurs. Il doit en premier lieu alerter ou rassurer.
👉 Mettre en avant ce qu’il faut faire : alertes, insights automatisés, seuils critiques.
La couleur peut être réservée pour surligner un point ou une valeur au-delà ou en deçà d’un seuil, ou satisfaisant des critères prédéfinis, afin d’attirer l’attention de l’utilisateur.
Un bon dashboard ne se juge pas à sa richesse visuelle, mais à sa capacité à éclairer une décision.
Eliminer les irritants et cultiver les satisfacteurs, permet de transformer un tableau de bord en véritable levier de performance.
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Découvrez dans cet article quelques-unes des bonnes pratiques en matière de design de tableau de bord !
Reportings et Business Intelligence
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