Construire un tableau de bord performant : les 5 principes fondamentaux

Date de la dernière modification : 17 juin 2021

Construire un tableau de bord performant : les 5 principes fondamentaux

Votre direction vous a demandé de construire un tableau de bord afin de piloter l’activité et de prendre les meilleures décisions possibles.

Passé les questions techniques : les sources de données, les choix relatifs à l’architecture fonctionnelle et applicative et au choix des technologies (et notamment de l’outil de BI – sur ce sujet, consultez notre livre blanc), vient l’étape qui nous intéresse aujourd’hui, à savoir le design du rapport.

Cette dernière étape peut paraître anecdotique au regard de tout le travail déjà effectué pour obtenir des données exploitables, accessibles et de bonne qualité. Mais ne la sous-estimez pas !

C’est la partie émergée de l’iceberg, ce qui va être visible et compréhensible (si correctement construite) par les équipes métiers et les décideurs à qui ces tableaux sont destinés.

Pour mettre toutes les chances de votre côté, nous vous partageons dans les lignes qui suivent quelques-unes des bonnes pratiques en matière de design de tableau de bord.  

 

Quels sont les risques ?

Ils sont bien réels.

Un mauvais tableau de bord, c’est d’abord une déception. Après tant d’efforts, vous ne voudriez pas vous entendre dire : « Quoi ? Tant de temps et de budget engagé pour ça ? »

Mais c’est aussi et surtout le risque de passer à côté d’informations clés qui vous permettrait un pilotage plus performant de votre activité.

C’est à l’issue de cette étape que le lien va enfin être fait entre la technique (ce qui pour beaucoup relève d’une boîte noire) et le business (le cœur de votre activité) !

 

Les bonnes pratiques

Aujourd’hui, nous partageons avec vous 5 bonnes pratiques en matière de design de tableaux de bord.

 

1/ Comprendre les objectifs métiers et les cas d’usage

Les premières questions à se poser sont « Pour qui ? » et « Pourquoi ? ».

Un tableau de bord réussi, c’est un rapport qui répond au besoin de l’utilisateur. Il convient donc de s’assurer de bien comprendre à qui est destiné ce rapport et pour quel usage.

Cette première étape permet de :

  • Définir le périmètre du rapport,
  • Identifier les données nécessaires à sa réalisation
  • Définir le modèle de données.

 

2/ Identifier les indicateurs clés

On ne le dit jamais assez, trop d’information, tue l’information.

L’erreur classique est de trop vouloir en faire, de vouloir tout montrer et donc d’engendrer un monstre lisible uniquement pour son concepteur (et encore). L’information clé se retrouve noyée dans une masse d’indicateurs et le tableau de bord peut vite être abandonné par manque de pertinence.

Il faut bien garder en tête que l’objectif de votre rapport est de donner accès facilement et rapidement à l’information dont l’utilisateur à besoin pour prendre les meilleures décisions possibles.

Prenez ainsi le temps d’échanger avec cet utilisateur final pour comprendre ses objectifs et valider avec lui les indicateurs clés dont il a absolument besoin au quotidien pour suivre ses objectifs.    

 

3/ Un visuel, une information

Parlons maintenant visuels et représentations graphiques. Nous n’allons pas ici discuter mode & tendances, il existe aujourd’hui une vaste palette de possibilités en matière de style, libre à vous de choisir le vôtre.

Il s’agit plutôt ici de porter une attention particulière aux choix des visuels. En fonction de l’information que vous souhaitez mettre en avant, vous utiliserez plutôt là un diagramme circulaire (pour une répartition), là un histogramme ou une courbe (pour une évolution), là une carte (pour une représentation géographique), etc. Ici encore, le choix est vaste.

Vous allez dire que c’est une évidence mais vous pourriez être surpris !

Pour ne pas se tromper, toujours garder en tête ce que l’on cherche à montrer et se demander si le graphique choisi est la meilleure option. L’idéal est de bien connaître et maîtriser les différentes possibilités graphiques offertes par votre outil.

Autre élément important, comme précédemment, ne surchargez pas les visuels en informations. La règle est le plus souvent : un visuel pour un indicateur.

 

4/ Un langage commun

Vous construisez un tableau de bord, vous le comprenez (a priori). Mais les utilisateurs finaux vont-ils en avoir la même compréhension et la même interprétation que vous ?

Il est important d’établir des règles communes à tous les visuels et à tous les rapports que vous allez produire pour en faciliter la lecture et la compréhension.

Cela passe par le choix des titres des graphiques et la signification des indicateurs. Votre tableau de bord doit être compréhensible sans que vous ayez besoin de donner des explications. 

Cela peut également passer par le choix des couleurs. Par exemple si vous comparez une année N (en bleu) avec une année N-1 (en vert), tous vos graphiques faisant apparaître ces deux dimensions temps devront utiliser le même code couleur, au risque de brouiller la lisibilité.

 

5/ Utilisateur final, utilisateur final, utilisateur final (point UX)

Dans le prolongement des bonnes pratiques précédentes et jusqu’au bout, on pense à l’utilisateur final dans chacun de nos choix.

Votre tableau de bord doit être facile à prendre en main, facile à lire et à comprendre, et ainsi devenir le meilleur allié de l’utilisateur.

Pour cela, que votre tableau de bord comporte une page unique ou plusieurs pages, les informations doivent être organisées de façon à ce qu’on ne perde pas de temps à les trouver. Essayez de vous glisser dans la peau de votre interlocuteur et de lui raconter une histoire suivant un ordre logique.

Utilisez des couleurs qui ne prêtent pas à confusion, attention aux polices que vous utilisez et à la taille des différents éléments.

Enfin, pensez que ces tableaux de bord peuvent être consultés sur des appareils mobiles, testez votre travail sur tous les supports possibles !

Vous êtes maintenant prêt à vous lancer. Si vous avez tous ces éléments en tête, votre tableau de bord devrait faire mouche. Et n’hésitez pas à solliciter votre utilisateur final pour affiner et valider vos choix, voire à co-construire avec lui, il n’en sera que plus enclin à adopter et à s’approprier l’outil.

 

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