11 juin 2026 à 11h
Le 11 juin 2026, les équipes de Synox et Datasulting se sont réunies à Castelnau-le-Lez pour animer un atelier dédié à une rupture technologique majeure : la capacité de dialoguer avec les données ou « Talk to data ». Pour les dirigeants, managers et profils IT présents, l’enjeu consiste à s’approprier l’IA générative pour démocratiser l’accès aux données de l’entreprise. Ce résumé vous présente les clés de compréhension technique, les prérequis indispensables et les cas d’usage concrets partagés lors de cette matinée.
Introduite par Jérôme Hugueny (Directeur Conseil Associé chez Datasulting) et Luc Maurette (Chef de projet IA), la démarche « Talk to Data » répond à un problème historique au sein des organisations : la dépendance des équipes métiers vis-à-vis de la DSI ou des business analysts pour obtenir le moindre rapport d’activité.
Grâce aux avancées de l’IA générative, il est désormais possible de poser des questions complexes en langage naturel sur des données structurées, initialement stockées dans des ERP ou des CRM, et d’obtenir une réponse instantanée. Cette accessibilité renforce l’efficacité opérationnelle et accélère les décisions métiers en supprimant les délais d’attente techniques.
L’accès aux données ne repose pas sur une formule magique, mais sur un processus automatisé rigoureux et transparent via une interface de type chatbot :
Pour déployer cette architecture, deux voies technologiques coexistent selon vos objectifs :
L’atelier a mis en lumière une réalité technique fondamentale : l’IA ne corrige pas les faiblesses structurelles. Pour réussir à parler à ses données, l’entreprise doit afficher un niveau de maturité data minimal autour de cinq piliers fondamentaux :
Sébastien Prades a présenté l’expertise de Synox en matière de captation de données (IoT, performance énergétique, gestion de flotte), tandis que Jérémy Valentin, Chef de projet Open Data, est venu illustrer concrètement la démarche à travers deux cas d’usage actuellement testés par la Métropole de Montpellier :
Un agent IA s’appuie sur un serveur MCP connecté à la base ClickHouse de Synox pour interroger les données issues de 50 000 capteurs IoT. Les agents de la métropole peuvent ainsi poser des questions concrètes comme : « Quelle est la qualité de l’air dans la bulle nord en octobre 2025 ? ». L’objectif final est de donner une totale autonomie aux équipes de terrain pour identifier des fuites d’eau ou planifier des opérations de maintenance prédictive, sans passer par un expert technique.
La métropole teste le branchement d’un serveur MCP directement sur son API REST publique. L’objectif est de permettre aux citoyens de formuler des requêtes simples sur la vie de la cité, par exemple : « Donne-moi le taux de remplissage de la colonne à verre de mon quartier ». Menée avec un budget d’usage modeste de 10 000 €, cette expérimentation vise à évaluer la valeur ajoutée réelle et l’adoption par le grand public d’un accès simplifié aux données publiques.
La technologie nécessaire pour parler à ses données est aujourd’hui mature, accessible et économique à l’usage. Cependant, l’atelier rappelle que le succès d’un tel projet ne réside pas dans l’outil d’IA lui-même, mais dans l’effort de structuration, de préparation et de gouvernance de vos données en amont.
Avant de déployer un agent conversationnel, il est fortement recommandé de réaliser un Diagnostic data IA. Cette étape clé permet d’identifier vos cas d’usage prioritaires à fort ROI et de cartographier les prérequis techniques ou sémantiques indispensables pour garantir le succès de votre projet.
Non. Interroger directement les bases de production comporte des risques majeurs de ralentissement de vos outils métiers et de sécurité. Il est indispensable de passer par un entrepôt de données décisionnel centralisé et modélisé.
La sécurité ne doit pas être confiée à l’IA, mais intégrée au niveau de la base de données. Grâce à une gouvernance stricte (rôles et sécurité à la ligne), l’agent IA ne pourra lire et restituer que les données pour lesquelles l’utilisateur dispose déjà d’une autorisation explicite.
Le coût des requêtes et de l’usage des modèles d’IA est aujourd’hui très faible, comme le montre l’expérimentation à 10 000 € de la Métropole de Montpellier. L’investissement principal réside dans la préparation, le nettoyage et la définition du modèle sémantique de vos données.
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